Enjeux clés

L’ACDA et ses affiliés régionaux représentent les intérêts de l’industrie des dépanneurs auprès des gouvernements sur plusieurs enjeux, et ce, à travers le pays. Ces enjeux ont un impact important sur l’exploitation d’un dépanneur et sur la possibilité pour un propriétaire de dépanneur de réussir.

À l’échelle nationale, l’ACDA travaille sur les enjeux suivants ayant un impact sur l’industrie des dépanneurs. Chaque affilié régional s’occupe des enjeux aux niveaux provincial et municipal.

Ces enjeux incluent :

Tabac de contrebande

Le tabac illicite, souvent appelé tabac de contrebande, regroupe des produits qui ne sont pas conformes aux règlements du Canada en matière de tabac, spécifiquement ceux reliés à l'importation, l'estampillage, la fabrication, la distribution, l'étiquetage et la taxation.

La contrebande du tabac a coûté aux propriétaires de dépanneurs pas moins de 2,5 milliards $ en ventes annuelles perdues, tandis que les gouvernements fédéral et provinciaux ont perdu de leur côté plus de 2 milliards $ en revenus de taxes. Cette situation a provoqué la fermeture de plusieurs dépanneurs. [Pour en savoir plus…]

Obésité

Les groupes de santé, les militants et les politiciens du pays demandent aux gouvernements d’aborder les problèmes de santé, telle que l’obésité, en rendant plus sévère la réglementation sur les produits alimentaires et les boissons, et en taxant ces produits.

Un récent rapport sénatorial sur l’obésité a émis une série de recommandations qui auront un impact direct sur les détaillants, les distributeurs et les manufacturiers de l’industrie des dépanneurs.

Le rapport demande avec insistance au gouvernement fédéral de prendre des mesures strictes pour faire en sorte que les Canadiens retrouvent un poids santé. Les 21 recommandations du rapport offrent des outils pour y parvenir.

Plus particulièrement, le rapport recommande au gouvernement de :

  • Examiner la mise en place d’une taxe sur les boissons sucrées ou édulcorées (incluant les jus de fruits);
  • Implanter des mesures fiscales qui encouragent un mode de vie sain; et
  • Interdire la publicité pour des aliments et des boissons destinée aux enfants.

D’autres recommandations clés faciliteraient une prise de décision éclairée des Canadiens par rapport à leur diète. Le comité sénatorial insiste auprès du gouvernement de :

  • Standardiser et augmenter les informations nutritionnelles sur les étiquettes afin de faciliter leur compréhension;
  • Sensibiliser sur les effets potentiels nocifs des aliments transformés et les bénéfices des aliments frais et entiers;
  • Procéder à une révision complète du guide alimentaire canadien

Plusieurs façons de lutter contre l’obésité sont hors de contrôle du gouvernement canadien. Dans ce rapport, le comité sénatorial recommande au gouvernement de travailler en collaboration avec les provinces et les territoires pour coordonner des changements de politiques à l’échelle du pays. Il recommande à Santé Canada de :

  • Inciter les provinces et territoires à favoriser une meilleure formation des médecins en matière d’alimentation et d’activité physique et d’émettre des ordonnances prescrivant l’exercice;
  • Venir en aide aux populations vulnérables en les encourageant à adopter un mode de vie plus sain; et
  • Enseigner et pratiquer une vie active dans les écoles et en faire la promotion dans la communauté.

L’ACDA est d’avis qu’il sera nécessaire d’impliquer largement l’industrie des dépanneurs et qu’il faudra beaucoup d’éducation et de discussions afin de s’assurer que notre industrie soit traitée de façon équitable et que des opportunités de marché soient offertes aux dépanneurs qui se concentrent sur l’offre de produits santé dans leur commerce.


Le plein intelligent

L’ACDA, en collaboration avec l’Association canadienne des carburants et la Canadian Independent Petroleum Marketers Association, lance une campagne pour offrir aux Canadiens des façons constructives d’améliorer leur consommation de carburant, d’épargner de l’argent et de soutenir un environnement durable. Cette campagne vise à mobiliser et éduquer les Canadiens quant aux émissions de gaz à effet de serre (GES) et aux efforts qu’il faut déployer pour les réduire.

L’an dernier, un groupe de pression se faisant appeler « Our Horizon » a demandé aux municipalités de voter des lois exigeant que les stations-service apposent des étiquettes d’avertissement sur leurs pompes à essence. On demandait aux dépanneurs de couvrir les frais encourus pour les poignées des pompes et l’affichage. L’ACDA croit que ces étiquettes d’avertissement ne seront pas efficaces puisqu’elles ne feront que créer un sentiment de culpabilité chez les consommateurs canadiens, lequel se traduira en une réduction de la consommation d’essence, mais qui offrira peu de conseils sur la façon de vraiment réussir dans cette voie.

En guise d’alternative, l’Association préconise une approche de « consommation efficace du carburant » qui ferait en sorte que les détaillants offrent aux consommateurs des conseils et outils sur la façon de réduire leur consommation d’essence et épargner de l’argent (résultant en la réduction d’énergie fossile et d’émissions de gaz à effet de serre).


Ordre public

Sécurité lors des vols d’essence

Bien que le vol d’essence ait toujours été un fléau pour les exploitants de station service, avec le prix croissant de l’essence, les scénarios de vol d'essence à la pompe – c’est-à-dire lorsque les gens font le plein et quittent sans payer – suivent une courbe de croissance alarmante. [Pour en savoir plus…]

Arrestation par un citoyen – disposition au code criminel

Cela s’est passé à Toronto : un propriétaire de dépanneur, David Chen, a été arrêté et accusé d’isolement par la force parce qu’il a attrapé un voleur à l’étalage dans son magasin au centre-ville de Toronto et l’a détenu contre son gré. L’incident était inhabituel parce que le voleur à l’étalage a été attrapé quelques heures après avoir volé les biens, alors qu’il est revenu nonchalamment dans le magasin. C’est à ce moment qu’il a été reconnu et détenu [Pour en savoir plus…]

Surréglementation

Le gouvernement canadien subit une pression croissante d'imposer des règlementations sur la vente de plusieurs produits et services vendus dans les dépanneurs. Ceci impacte tous les partenaires de l’industrie de façon importante, autant les dépanneurs, les fournisseurs que les distributeurs.

Aujourd’hui, on s'attend des dépanneurs non seulement qu’ils perçoivent les taxes pour le gouvernement, mais également qu’ils jouent le rôle de gardiens nationaux des valeurs morales, à titre de fournisseurs les plus importants de produits qualifiés de « produits péchés », tels que l’alcool, la loterie, le tabac, l’essence, et maintenant la malbouffe. [Pour en savoir plus…]

Frais des cartes de crédit

Les frais excessifs des cartes de crédit coûtent à l’industrie plus de 900 millions $ par année. Les frais actuels qui vont de 1,5 % à 4 %, et qui sont parmi les plus élevés au monde, empêchent les exploitants de dépanneurs d’embaucher du personnel, d’investir dans leur magasin et de réduire le prix de vente des produits.

L’ACDA a toujours recommandé l’imposition d’un plafond sur les frais de carte de crédit afin de rendre l’industrie du paiement au Canada plus équitable et transparente. L’Association fait valoir les actions prises par d’autres pays qui ont plafonné les frais entre 0,3 % et 0,5 % afin de protéger leurs petites entreprises, en exemple à suivre au Canada.

Actuellement, l’Association travaille aussi avec la coalition Small Business Matters, (SMB) qui représente 98 000 petits détaillants. La coalition a émis des messages clés destinés aux gouvernements, qui préconisent la réduction des frais de glisse des cartes de crédit. Les éléments clés incluent :

  • La coalition se réjouit du gel des frais pour cinq ans et de la tendance à réduire les frais vers une moyenne générale de 1,5 %.
  • Cependant, selon les membres de la SMB, cette réduction de 10 % est inadéquate et n’est pas valable ou significative. Même Nesbitt Burns a dit que cette réduction n’aurait « pas d’impact financier positif » et qu’ils s’attendaient à une baisse d’au moins 15 %.
  • Il y a un an, les détaillants canadiens ont payé les frais de carte de crédit parmi les plus élevés au monde. Un an plus tard, après la mise en place des réductions, nous payons toujours parmi les taux les plus élevés au monde.
  • Dans d’autres pays comme l’Australie et les États-Unis, les frais de 0,5 % et 0,3 % respectivement ont été introduits afin d’aider les petites entreprises à survivre et prospérer. Pourquoi les frais au Canada ne sont-ils pas comparables avec ceux de ces autres pays? Nos entreprises ne sont-elles pas assez importantes? Nous demandons au gouvernement de nous fournir une explication sur les raisons qui font que les réductions au Canada sont si minimes par rapport aux autres pays.
  • Tous les marchands ont pu bénéficier de quelques réductions, certains ayant même réduit leurs frais à 1,5 %, mais la plupart n’ont pas atteint ce taux et la majorité des petites entreprises n’y ont pas droit.
  • La promesse du précédent gouvernement de « réductions plus importantes » pour les petites entreprises ne s’est pas concrétisée.
  • MasterCard a négocié un tarif spécial « sans frais » avec Costco. Est-ce que cette entente est incorporée aux réductions totales que MasterCard a rapportées au ministère des Finances? Si c’est le cas, cela signifie que les petites entreprises subventionnent une entente préférentielle pour les grandes entreprises. Les réductions devaient amener les frais des cartes de crédit à une « moyenne » de 1,5 %. Si Costco paye 0 %, les autres – plus spécifiquement les PME qui ont le moins de poids dans ce genre de dossier – doivent certainement payer plus que les autres.
  • Les pourcentages peuvent sembler modestes pour ceux qui n’ont pas de commerce, mais ils se chiffrent à des milliards de dollars annuellement payés par l’ensemble des marchands. Le Bureau de la concurrence du Canada a fait valoir que cette situation a un impact plus important pour les PME. Sans des réductions valables, les petites entreprises sont incapables d’investir dans leur entreprise et les communautés qu’elles desservent, créer des emplois et demeurer concurrentielles.
  • Un vrai changement significatif et adéquat permettrait aux petites entreprises du secteur du détail de pouvoir embaucher plus de personnel, investir dans leur entreprise et offrir des prix plus concurrentiels; un ensemble d’éléments qui auraient un énorme impact sur le budget et l’économie du Canada.
French